ALDEPAC, Djibouti, le 7 février 2011
Adresse les recommandations suivantes:
Les membres d’ALDEPAC:
Réaffirment que l’Afrique, avec ses ressources naturelles et humaines exceptionnelles, est un continent d’avenir. L’enjeu sera de combiner le formidable potentiel africain avec les avantages de l’économie de marché et les vertus d’institutions politiques impartiales.
Sont alarmés par la souffrance des populations civiles, guerres, famine, violences et violations envers les femmes, manque de scolarisation; l’insécurité alimentaire structurelle reste aussi une préoccupation majeure dans la région; les sécheresses récurrentes, les inondations ont un effet dévastateur sur les populations et sont de nature à provoquer des tensions ethniques et des conflits;
Rappelle que dans la Corne de l’Afrique, c’est aussi la situation des réfugies et des personnes déplacées au sein de leur propre pays; c’est aussi la situation des migrants qui viennent « s’échouer » et mourir aux frontières de l’Europe.
Font appel à la communauté internationale pour affronter ces problèmes sans hésitation.
Rappellent qu’au plan géostratégique, la Corne de l’Afrique revêt une importance stratégique majeure qui en fait la proie de tous les enjeux: 50% du trafic mondial de gaz et de pétrole passe par le Golf d’Aden.
Soulignent le rôle politique de Djibouti en tant que partenaire incontournable dont la coopération est éminemment précieuse. Le gouvernement joue un rôle crucial dans la lutte contre le terrorisme et la flibusterie.
Se réjouissent d’avancées positives suite au processus de Djibouti, même si la situation en Somalie reste indiscutablement inquiétante. L’AMISOM incarne un rôle pionner en Afrique, en Somalie, mais elle a un urgent besoin de moyens supplémentaires.
Réaffirment que l’Afrique et la Communauté internationale ne peuvent pas se résigner à ce que la Somalie devienne un espace de non droit générateur d’instabilité, d’insécurité et de radicalisme.
Demandent la relance d’une initiative internationale pour mettre fin aux conflits entre les différents clans en Somalie et une réconciliation inclusive de tous les acteurs, aussi en améliorant la capacité de gouvernement de transition.
Félicitent l’UE et l’OTAN de mettre en place ces derniers mois un dispositif maritime anti-piraterie, l’opération navale EUNAVFOR ATALANTA, mais rappelle que la solution durable sera toujours de nature politique et que celle-ci nécessite des mesures rapides au niveau de droit international afin d’éviter toute impunité.
Soulignent que pour la première fois en plus de cinquante ans on a une opportunité de paix entre le Nord et le Sud Soudan; se réjouissent que le referendum se soit déroulé dans des conditions crédibles et transparentes.
Invitent la communauté internationale, y compris les pays voisins, à la plus grande générosité pour faire face aux besoins des réfugiés, tant par des ressources financières plus importantes, que des programmes de relocalisation plus ambitieux.
Invitent l’Union européenne à ouvrir une ambassade à Juba; souhaitent que le Sud Soudan puisse devenir membre de l’ACP le plus vite possible pour qu’il ait une relation privilégiée avec l’Union européenne.
S’inquiètent pour la situation des abus des droits de l’homme en Erythrée et de son rôle parfois déstabilisateur pour la région.
Rappellent que les mécanismes de sécurité collective sont plus nécessaires que jamais. Dans le cadre de la stratégie commune Afrique –UE, il faut soutenir le renforcement des capacités africaines dans le domaine de la gestion des crises, notamment les forces régionales et le système d’alerte rapide.
Exigent que l’Afrique soit représentée de façon appropriée dans la gouvernance mondiale, que ce soit au Conseil de sécurité des NU, au G8 (bientôt G14) ou au G20.
Invitent les médias à marquer leur intérêt pour la situation de la région qui nécessite une attention accrue de l’opinion publique et mondiale et des acteurs politiques.
Invitent tous les parlementaires du réseau ALDEPAC de sensibiliser la société civile sur ceux problèmes afin d’y apporter une réponse appropriée.
Rappellent qu’il est essentiel d’engager les institutions sur un parlementarisme vigilant, et interprète des attentes du peuple.
Proclament que l’Afrique à besoin des partis libéraux-démocrates pour construire une prospérité à partager.
Réaffirment les déclarations précédentes faites à Kigali, Dakar, Lomé, Kampala et Bujumbura, et déclarent solennellement les valeurs de la démocratie libérale comme étant les moyens de relever les défis énumérés dans la présente recommandation.