Belfast 2008
Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a conclu que le changement climatique est en train de se produire, qu’il est causé par l’activité humaine et qu’il aura des conséquences graves pour la vie sur terre à moins que les émissions globales des gaz à effet de serre soient sensiblement réduites durant les deux à trois décennies suivantes, et par 75 à 90 pour cent avant 2050. L’UE s’est donné pour tâche de réduire les émissions de dioxyde de carbone avant 2020 par 20-30 pour cent. Le Rapport Stern conclut que les avantages de mesures fortes et préventives de luttes contre le changement climatique sont bien plus importants que les coûts de l’inaction.
L’inaction, d’autre part, est à la fois risquée – puisque nous ne connaissons pas toutes les conséquences d’une brusque augmentation de la température – et rendra également la lutte contre le changement climatique et l’adaption à l’augmentation de la température bien plus difficiles. Ainsi, l’inaction peut être à l’origine de changements irréversibles des conditions de la vie sur terre, et pourrait provoquer une demande pour des mesures plus fortes qui feraient fi des principes libéraux et des droits démocratiques.
Ceux qui émettent des gaz à effet de serre doivent en payer le prix, c’est-à-dire que le principe du pollueur-payeur devrait guider les politiques libérales dans ce domaine. Le marché est un outil puissant pour réaliser ceci, et il est donc nécessaire d’inclure des coûts pour le climat dans un certain nombre d’activités économiques et d’encourager l’utilisation de méthodes de production innovantes consommant moins d’énergie. Ceci nécessite la mise en place de mesures telles que la taxe sur l’émission de dioxyde de carbone et un marché de permis d’émission. L’établissement d’un marché de permis d’émission est une mesure importante de réduction des émissions globales. L’Internationale Libérale demande à tous les gouvernements de collaborer à ce sujet.
L’Internationale libérale croit que le problème du changement climatique doit être résolu par un accord global sur le climat qui inclue tant les émetteurs principaux – comme l’Europe et l’Amérique du Nord – et ceux dont les émissions sont en pleine augmentation – comme la Chine et l’Inde. Un tel accord doit également évaluer le coût des émissions de dioxyde de carbone et aboutir à une réduction des émissions en conformité avec les recommandations du GIEC.
En lien avec l’augmentation de leur prospérité au cours des 200 dernières années, « les pays industriels » traditionnels sont les principaux responsables du changement climatique que nous essayons d’arrêter. En conséquence, les pays industriels doivent être disposés à supporter une partie importante des coûts de la lutte contre le changement climatique, du lancement de programmes de recherche et de développement, de l’investissement dans de meilleures pratiques, ainsi qu’à prendre la direction des négociations internationales. Puisqu’une majorité de la population mondiale vit dans le monde non industriel, et n’a profité de l’élévation globale du niveau de prospérité, les pays industriels doivent prouver qu’il est possible que tous les pays séparent la croissance des émissions de la croissance économique, l’augmentation du niveau de vie, et du développement social. Pour réaliser ceci il est nécessaire d’explorer exhaustivement toutes les manières possibles de produire une énergie renouvelable et sans émission de dioxyde de carbone.
L’Internationale libérale demande à tous les gouvernements de jouer un rôle actif dans les efforts internationaux afin d’ouvrir la voie à un objectif international de 30 pour cent, et de viser un engagement correspondant à une réduction de 30 pour cent de l’émission globale de gaz à effet de serre d’ici 2020 par rapport au niveau de 1990.